Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 08:16

bce-ect-copie-1.jpg Maniant le chantage à la faillite et la peur du chaos, deux anciens banquiers, MM. Lucas Papadémos et Mario Monti, viennent de prendre le pouvoir à Athènes et à Rome. Cette prise de pouvoir sans aucune consultation populaire démontre à quel point la démocratie est en grand danger. Laisser croire que Papadémos et Monti, ne sont que de techniciens « autorisés » apolitiques serait un mensonge effroyable, ces banquiers sont  bien des hommes de droite, comme l’indique Serge Halimi du Monde Diplomatique, ils sont « membres de la Commission trilatérale, connue pour avoir dénoncé l’excès de démocratie des sociétés occidentales. ». Et il rajoute « Rappelons-nous, en novembre dernier, le « directoire » franco-allemand de l’Union européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI) — la « troïka » —ont manifesté leur colère quand le premier ministre grec Georges Papandréou annonça la tenue d’un référendum sur l’austérité dans son pays. Cela remettait en cause, selon eux, un accord intervenu un mois plus tôt, qui prévoyait un nouveau durcissement de la politique économique ayant mis la Grèce à genoux. Convoqué à Cannes entre deux réunions d’un sommet auquel son pays, trop petit, ne participait pas, condamné à faire antichambre, M. Papandréou dut renoncer à son référendum et démissionner. Son successeur, un ancien vice président de la BCE, a choisi d’élargir aussitôt le gouvernement d’Athènes à une formation d’extrême droite interdite de pouvoir depuis la chute des colonels grecs, en 1974. Sans que la « troïka » ne manifeste une émotion particulière ».

 

Chacun doit mesurer à quel point la situation que nous sommes en train de vivre en Europe et porteuse de tous les dangers : « il suffit d’une braise pour mettre le feu à la plaine ». Il faut, en effet, se rendre à l’évidence, et toujours selon Serge Halimi qu'« Après avoir écrasé la Grèce et piétiné l’Italie, l’Union européenne et le FMI tournent à présent leur regard vers la Hongrie et l’Espagne ». Nous savons encore que nul n’y échappera, pas même l’Allemagne, ainsi que l’aurait dit Jean De La Fontaine : « Tous ne mourraient pas mais tous étaient atteints » (Les animaux malades de la peste).

 

Comme le propose le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc MELENCHON, il faut aujourd'hui s'affranchir du traité de Lisbonne, et de son prolongement, la nouvelle version élaborée par MERKOZY, avec pour unique solution l'austérité généralisée. Disons non, soutenons le Front de Gauche.

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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 09:39

Le mois d’octobre a vu la crise de la zone euro s’aggraver considérablement et  les agences de notation s’en donner à cœur joie : dégradation de la note de l’Espagne et de l’Italie, menace sur la Belgique, «mise sous surveillance» de la France qui risque ainsi de perdre son triple A.

Tout a déjà été dit sur le rôle des agences de notation. Aveugles lors des crises financières qu’elles ont été incapables d’anticiper, donnant la note maximale à la banque Lehman Brothers à la veille de son effondrement, certifiant l’innocuité des produits financiers hautement toxiques, baignant en permanence dans le conflit d’intérêt, leurs déclarations devraient susciter l’hilarité générale. Pourtant, gouvernements et institutions européennes, tout en les dénonçant et en promettant de les mater, persistent à se prosterner devant elles.

illust-agences.jpg C’est que les agences de notation, aussi discréditées soient-elles, jouent un rôle indispensable au fonctionnement des marchés financiers. Le problème n’est pas de savoir si elles ont raison ou tort ou si leurs jugements sont basés sur une analyse objective de la situation. Il vient du comportement même des acteurs de la finance qui ont besoin d’une autorité extérieure pour orienter leurs décisions grégaires. Les agences de notation ne jouent pas le rôle de thermomètre, mais d’un virus qui fait monter la fièvre de la cupidité, laquelle pousse à la formation de bulles dans les moments d’euphorie boursière, et qui déchaîne une panique incontrôlée dans les moments de doute. Le problème, ce ne sont pas les agences de notation, mais les marchés financiers. Il est donc criminel d’avoir mis les dettes publiques entre leurs mains.

Car, il faut insister, ce sont les gouvernements qui ont fait ce choix, ce sont eux qui ont permis aux marchés de développer leur capacité de nuisance. En France, une réforme de la Banque de France, votée en 1973 sous l’impulsion de Giscard d’Estaing, ministre des Finances de Pompidou, interdit au Trésor Public d’emprunter directement à la Banque de France à des taux d’intérêt nuls ou très faibles. La Banque de France ne peut donc plus financer par de la création monétaire les déficits publics. Le gouvernement français est dès lors obligé de faire appel aux marchés financiers, c’est-à-dire à des banques privées et ce, aux taux d’intérêt du marché. Il s’agit d’un acte fondateur et destructeur car il inaugure la mainmise des marchés financiers sur les Etats. Cette disposition allait être intégralement reprise lors de la création de la Banque centrale européenne (BCE), puis dans tous les traités européens. On a donc abouti à une situation hallucinante. Les Etats ne peuvent pas être financés par la BCE ; mais celle-ci peut par contre refinancer les banques privées à de très faibles taux. Ces dernières prêtent ensuite aux Etats à des taux nettement supérieurs, voire carrément usuraires. L’Union européenne se place volontairement sous l’emprise des marchés financiers.

Quand l’on sait, de par ailleurs, que l’impôt sur le revenu est devenu de moins en moins progressif avec la diminution du nombre de tranches et les baisses successives du taux marginal supérieur. L’impôt sur les sociétés, véritable peau de chagrin, pèse trois fois plus lourd sur les PME que sur le CAC 40. Résultat imparable, l’Etat s’est appauvri : ses recettes représentaient 15,1% du PIB en 2009 contre 22,5% en 1982.

Thomas Coutrot, coprésident d’ATTAC et Pierre Khalfa, coprésident de la Fondation COPERNIC

 

Un front de résistance à l’austérité se met en place à partir de ces trois forces que sont les Indignés, la gauche radicale et les syndicats, avancent deux chercheurs. Et pourquoi ne pas regarder du côté de ces initiatives citoyennes qui émergent ici ou là, suggère le porte-flambeau de l’économie sociale et solidaire. Tous espèrent un choc salutaire. C’est dans cet esprit qu’interviendra à Toulouse le

MEETING UNITAIRE  

"DETTE : LE CASSE DU SIECLEPOUR UN AUDIT CITOYEN DE LA DETTE PUBLIQUE" 

MERCREDI 30 NOVEMBRE 2011 à 20H15

PARC DES EXPOSITIONS – HALL 8

 

(Extraits d'un article paru dans Libération du 3 novembre)

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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 20:16

L’actualité politique de la semaine concerne l’accord électoral intervenu entre le PS et EELV, avec en particulier la question de l’énergie nucléaire. Le Front de Gauche, et son candidat Jean-Luc MELENCHON, ont donné leur position dans le programme «  l’humain d’abord  » sur cette question. Celle-ci s’intègre plus généralement dans le cadre de la planification écologique à mettre en œuvre pour faire face aux défis que pose la redéfinition de nos modes de production, de consommation et d’échange en fonction de l’intérêt général et de l’impact de l’activité humaine sur les écosystèmes.

eoliennes.jpg En ce qui concerne l’énergie, le Front de gauche réaffirme l’exigence de la maîtrise publique, sociale et démocratique de ce secteur, seule garantie d’indépendance et de transparence.

 

Pour la délicate question du choix de l’énergie nucléaire un débat public national sera lancé et les citoyens seront amenés à trancher par un référendum.

 

Nous ne sommes pas les seuls au Front de Gauche à défendre cette option. L'appel d'"Agir pour l'Environnement pour un référendum sur le nucléaire" a recueilli 26.000 signatures, dont celles de Corinne LEPAGE, Denis BAUPIN, Michèle RIVASI ou encore Philippe MERIEU. Et en mai dernier Eva JOLY, Daniel CONH BENDIT, Nicolas HULOT et José BOVE écrivaient dans Le Mondepetition.jpg : « Un référendum, c'est la légitimité d'un débat citoyen qui permet de faire descendre la discussion dans les familles, les cafés, la rue – au lieu de laisser les experts ministériels et les lobbies dans un dialogue plus ou moins médiatisé. (…) Ce référendum doit figurer en priorité dans tout accord final. (…) Sur des sujets autrement plus graves et dangereux que l'identité nationale, il serait bon pour une fois de donner voix à l'expression souveraine et directe des électeurs. »  

 

Sur cette question, l’association Négawatt met à la disposition des citoyens et des partis politiques un formidable matériel de travail. Elle a présenté son nouveau scénario sur la politique énergétique de la France il y a  quelques semaines. Cette association, créée en 2001, est composée d’un groupe d'experts, d'ingénieurs, de sociologues.... Ses travaux sont reconnus pour leur sérieux. Ils peuvent nourrir nos réflexions de citoyen sans chercher à nous embrigader. Ses travaux comblent opportunément les faiblesses de la recherche privée mais aussi publique sur les économies d'énergie et les énergies renouvelables.Tout n'est pas à prendre en bloc, de nombreux points de ce document restent à approfondir.

 

Les propositions que nous faisons peuvent s’articuler autour du triptyque de Négawatt : "sobriété, efficacité énergétique, énergies renouvelables".

 

Selon l'association, il est possible de sortir du nucléaire en 2033 et de couvrir 91% des besoins par les énergies renouvelables en 2050, sans remettre en cause l'essentiel du confort de nos sociétés modernes. Car ce scénario 2011 a été construit à partir des usages et des besoins et non des ressources. C'est une grande différence avec les précédents scénarios. Cette différence permet de faire tomber la caricature facile de ceux qui accusent les partisans de la sortie du nucléaire de vouloir revenir à la bougie. Voir l'ensemble du dossier Negawatt

 

Ces orientations justifient notre expression planification écologique, c’est à dire programmation :

  • des investissements
  • des emplois
  • des formations nécessaires à la sobriété, à l’efficacité énergétique et à la diversification des sources d’énergie.

Ce débat doit concerner tous les citoyens, tant les consommateurs que les acteurs des filières d’énergie (les salariés et leurs syndicats, les associations ect). La transition énergétique de notre pays ne se fera pas sans une forte mobilisation citoyenne, rejoignez le Front de Gauche et Jean-Luc MELENCHON pour une véritable révolution citoyenne.

 

 

 

 

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Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 05:15

lme monde du 13 11 La semaine qui vient de se terminer marque un nouveau recul de la démocratie en Europe : deux chefs de gouvernement quittent le pouvoir sous la pression des marchés et des agences de notation. Véritable coup d’état de l’oligarchie financière, les nouveaux maitres du monde exigent maintenant le remplacement des responsables politiques élus par des gouvernements de « coalition » composés essentiellement de technocrates.

 

En Grèce le gouvernement de coalition est dirigé par le social-libéral Lucas Papademos, ancien vice-président de la banque centrale européenne. Il compte dans ses rangs des représentants de l’opposition de droite (qui avait refusé le plan d’austérité) et 4 ministres d’extrême droite. C’est une première depuis le retour de la démocratie en Grèce en 1974 après la chute de la dictature des colonels.

 

En Italie, BERLUSCONI est remplacé par un ancien commissaire européen, économiste de son état. Il ne devrait compter que « des techniciens » dans l’attente d’élections anticipées ?

 

Ces deux évènements montrent comment « les marchés » veulent des directions politiques suffisamment fortes pour mener les plans d’austérité  qu’ils souhaitent imposer aux pays qu’ils ont décidé de « plumer ». En jouant avec la manipulation des masses, et avec la complicité des plus libéraux des dirigeants européens comme Merkel et Sarkozy (voir le titre du journal Le Monde du 13 novembre), ils veulent imposer un capitalisme sauvage qui n’a de limites que le contenu des poches de celles et de ceux qui en sont ses victimes, les peuples du monde.

 

Faisant fi de la démocratie, ces rapaces répandent la peur et conditionnent les esprits selon la théorie de la « stratégie du choc » arton7238-d5ba9 si bien décrite par Naomi KLEIN (dans son livre du même nom paru en 2008). Selon cette journaliste canadienne, on assiste à l'émergence de ce qu'elle qualifie de «capitalisme du désastre». Sa thèse est que le capitalisme prospère de préférence dans les contextes les plus tourmentés. Après les évènements internationaux (comme Irak et Afghanistan) et catastrophes naturelles, nous avons aujourd’hui les désastres financiers provoqués…

 

Dans un ouvrage récent « l’oligarchie ça suffit, vive la démocratie » (janvier 2011), Hervé KEMPF (journaliste), rappelant que c’est en Grèce qu’est née la démocratie, écrit : « O Périclés, Hérodote, Aristote, combien est vitale aujourd’hui votre aimable leçon. Au pied de l ‘Acropole, les oligarques ont repris le pouvoir. Bouffis de morgue et de suffisance, ils pressurent le peuple, détruisent la nature, bafouent toute règle. Plus cyniques que le plus retors des sophistes, ils affirment qu’ils sont démocrates. Forçant l’Europe qui est née de votre génie, ils transforment cette maternelle maîtresse en une marâtre cupide ».

 

Ne laissons pas le champ libre a ce modèle de société, d’autres solutions sont possibles, « Ils ont les millions, nous sommes des millions ». Avec le Front de gauche, avec Jean-Luc MELENCHON, et son programme « l’humain d’abord », œuvrons pour une autre société bâtie sur la démocratie et la justice sociale.

 

Contact : frontdegauchecolomiers@gmx.fr

 

Pour une analyse du livre de Naomi KLEIN ici : http://www.legrandsoir.info/Naomi-Klein-La-strategie-du-choc-La-montee-du-capitalisme-du.html

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Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 09:34

Le gouvernement de Sarkozy s’en prend une fois de plus aux classes populaires et aux classes moyennes à travers ce nouveau plan d'austérité. Dans le même temps les rentiers, les grandes entreprises et les possédants sont épargnés. Revue de détail :

  • augmentation de la TVA sur l'hôtellerie et la restauration, les travaux de rénovation, de nombreux services (les transports de voyageurs), mais aussi tout ce qui relève du secteur culturel (livres, musées, théâtres) etc...
  •  baisse des allocations familiales et des allocations logement (elles seront moins réévaluées que l'inflation)
  • augmentation de fait de l’impôt sur le revenu (le seuil de déclenchement ne sera pas rehaussé du niveau de l'inflation)
  • coupes supplémentaires dans le budget de la santé à hauteur de 700 millions d'euros
  • report du droit à prendre sa retraite à partir de 62 ans avancé à 2017 au lieu de 2018

Les entreprises participeront peu à cette cure d’austérité :

  • aucune remise en cause des allègements de cotisations patronales sur les bas salaires et les exonérations des heures supplémentaires
  • aucune remise en cause des niches fiscales
  • aucune lutte contre l’évasion fiscale des grandes entreprises, l’exemple le plus criant est celui de Total qui ne paie pas un centime d’impôt

Au lieu de s’en prendre à toutes les exonérations et tous les cadeaux fiscaux accumulés depuis 2002, le gouvernement de Nicolas Sarkozy fait payer la crise au peuple et fait courir un grave danger de récession à notre pays. Ce plan entrainera une nouvelle augmentation des déficits, de la charge de la dette, un scénario identique à la "grec" se profile pour notre pays.

6159895202 e91b96335f m Face à cette attaque en règle contre le peuple, les solutions à « l’eau tiède » du candidat de la « normalité » n’y feront rien. Face à ce "contresens économique", selon Jean-luc MELENCHON sur France Inter, l’autre politique consiste au contraire à relocaliser la production pour créer des emplois productifs et utiles, augmenter les bas salaires pour faciliter la consommation des plus défavorisés, investir dans la formation, la santé et la recherche… instaurer le contrôle citoyen des choix énergétiques, avec la planification écologique.

 

Le projet du candidat du Front de Gauche, Jean-Luc MELENCHON et son programme « l’humain d’abord » propose des solutions pour l’avenir des Français, rejoignez le Front de Gauche à Colomiers.

 

Contact : frontdegauchecolomiers@gmx.fr

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Agenda militant

Mardi 31 janvier 20h30

Meeting du Front de Gauche Toulouse avec Clémentine AUTAIN, Martine BILLARD, Pierre LAURENT, Christian PIQUET  Halle aux Grains 

Jeudi 9 février 20h30

Assemblée citoyenne du Front de Gauche 6éme circonscription avec Rémi VINCENT candidat Front de Gauche aux élections législatives salle Satgé 



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